Plutôt que le mot collectif, le mot compagnie souligne l'inscription du mouvement vers un vivant spectaculaire d'artistes aux pratiques diverses, engagés dans une création commune. Les prémisses d'Adoxa sont dans la rencontre de Caroline Tricotelle et Blaise Merino, en avril 2017, quand ils mettent en œuvre une action/laboratoire au pa-f de St-Erme. Leur exploration du cross over texte/son en improvisation libre devient propice à la rencontre artistique. Elle s'élargit à un champ collaboratif de création. Naît alors Adoxa. Depuis, des formes conçues collectivement et des espaces s'ouvrent au public  : performance, installation, concert…

LES ARTISTES :

Caroline Tricotelle

Comédienne, après l’obtention de son DU Théâtre et son DEUG de Lettres Modernes, elle part en Hongrie pour travailler l’improvisation théâtrale non verbale et la danse Butô avec le Théâtre des Ailes de Gabor Csetneki et Rita Deak Varga. De retour en France, elle cofonde en 2001 la compagnie Sans-Sommeil à Nancy avec Danielle Gabou après ses expérimentations au Studio TTC des Materia Prima. Elle sera en création sur les planches avec la compagnie jusqu’en 2007. A partir de 2005, à Paris, elle fait des lectures de textes, essentiellement poétiques et intervient pour l’Académie Mallarmé, le festival Ti Piment, et jusqu’en 2017 au Tarmac à Paris.

Egalement flûtiste, elle jouera quelques années en région parisienne dans des formations de musique afro-cubaines, afro-péruviennes ou latin-jazz.

C’est lors de sa prestation à Musique Action avec la chorale de Phil Minton qu’elle découvre une autre approche de la musique improvisée. Dès lors, elle explore la musicalité du verbe comme matériau à mettre en jeu. Elle trouve le corps de sa recherche artistique et trouve son aboutissement dans le développement de sa propre écriture. Vouée à être portée sur scène, cette voix est alors poétique. Des rencontres viennent soutenir cette recherche : Maya Dunietz, Michel Raji, Renata Rosa et Michel Doneda qui intervint en invité sur Lab'Oratorio au Pressoir en 2018, Matthieu Bec, Lionel Garcin Sebastien Bouhana et d'autres comparses des Harengs s'honorent, Beata Palyu et surtout Blaise Merino avec qui elle crée la compagnie Adoxa en 2018. Caroline Tricotelle performe aussi pour d'autres artistes (Eva Kot'Athkova). Elle travaille l’écriture de textes qu'elle profère.

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Blaise Merino (UK-FR)

Musicien expérimental originaire de Montreuil, il s'investit très jeune dans la musique amplifiée à la basse et élargit son territoire à la Bretagne avec les Pat Papas. L'originalité de son jeu se révèle quelques années plus tard dans les années 90 sur la scène indépendante parisienne dans le groupe G-Lo formé de musiciens de Nina Hagen et du guitariste des No One is Innocent. Son album solo, où interviennent le quatuor Nomade et le batteur Francis Lassus, est reconnu par ses pairs mais c’est à Londres que Blaise Merino fera carrière dès 1998.

Son aisance à la basse lui ouvre la scène anglo-saxonne et les plus grands studios. Musicien « at home » des studios de Pink Floyd à Londres, il signe des co-écritures avec d’éminents artistes multimédia, tourne dans les pays anglo-saxons et en Europe avec Tribazik et la légende vivante des Killing Joke, ou plus tôt Vertigo’s Angel avec l’une des sœurs Garside (Melanie) et réalise des performances fine art dans le monde.

Ayant développé son propre sens de l'improvisation à la basse électrique, conforté et nourri par une expérience de recours aux forêts, autant que la composition et la production d’album solo (Winter Circus) ou le duo Blu avec Loïs Laplace pour le label Broke, il revient sur scène pour se creuser les expérimentations live. Blaise Merino allie maîtrise vibratoire et composition pour privilégier la dimension réflexive, intuitive et colorée d'une harmonie puissante et mettre en valeur l'inattendu mélodique et rythmique. Sa carrière est restituée sur la playlist suivante :

https://www.youtube.com/channel/UCUNsXaTMmSzq90s1FpXnkMg/playlists

Flore Tricotelle (FR)

Flore Tricotelle a longtemps cherché un sens à ce mot. C’est dans son étymologie qu’elle y trouvera sa voie : “photos-graphein” – “écrire avec la lumière”. En remplaçant les mots par des images, elle écrit. Elle questionne même. Elle questionne les gens qui l’entourent, sur le monde qui les entoure. Elle laisse la lumière s’inscrire dans la gélatine de ses supports, tour à tour argentique noir et blanc, couleur, Polaroïd, et parfois même procédés anciens. Elle dialogue avec cette lumière, dans l’intimité de son laboratoire afin d’y révéler son image latente. Chaque image devient un engagement ; l’engagement de son regard, qu’elle met au service de son temps.

Michel Doneda (FR)

Il commence la pratique du saxophone soprano à l'âge de quinze ans en jouant dans des orchestres de sa région natale. Dans les années 80, il fonde à Toulouse le trio de saxophones Hic et Nunc avec Didier Masmalet et Steve Robins. Il multiplie les collaborations comme le GRIM à Marseille, la société Nato, le Tour de France organisé par Louis Sclavis où il rencontre le chanteur Beñat Achiary. Il participe au festival de Chantenay-Villedieu et rencontre de nombreux musiciens d'horizons variés comme Fred van Hove, John Zorn, Lol Coxhill, Raymond Boni, Phil Wachsmann, Ravi Prasard, Joëlle Léandre et de nombreux autres.

En 1986 il participe à un trio avec Daunik Lazro au saxophone alto et Ninh Lê Quan aux percussions. Dans les années 1990, il multipliera les collaborations avant d'effectuer voyage au Gabon où il découvre la musique locale : Alain Joule, Barre Phillips, Dominique Regef, Elvin Jones, Elliot Sharp et Jin Hi Kim. En 2007, accompagné de Mats Gustafsson au saxophone ténor, il joue à Paris avec le groupe de rock indépendant Sonic Youth.

Son style très personnel s'est nourri de ses échanges multiples dans des champs artistiques très diversifiés, aussi bien en musique (musique traditionnelle, jazz, improvisation libre, rock expérimental) que dans d'autres domaines (théâtre, cinéma, littérature, poésie...).

Pol Lujan (FR)

Pol Lujan évolue autour du monde et de l’image depuis ses débuts de portraitiste. C’est l’univers de la mode qui l’amène à des travaux indépendants avec différents couturiers (Louis Azzaro, Jean-Paul Gautier, etc…). Il exploite aussi les photos de ses voyages de San Francisco à New-York en voiture ou au Vietnam. Entrepris pour élargir sa vision photographique, ils donnent lieu à Paris à des expositions et installations collectives, un livre et un reportage sur le massacre à Wounded Knee. Puis, au Chili, photographe indépendant pour des agences de publicité, il devient directeur de la photographie, chef opérateur et directeur technique pour des courts ou longs-métrages, parfois expérimentaux comme « Ciro Norte » de Erich Breuer, encore au MOMA. De retour en France, les expositions se multiplient. Elles mettent en exergue le regard précis de Pol Lujan sur les fragments de beauté du monde qu’il peut saisir partout, à chaque instant, dans l’épure du noir et blanc.

crédits photos: Pol Lujan

crédits photos: Pol Lujan

crédits photos: Rémi Angeli

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